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mardi 28 février 2017

Appel au mécénat populaire pour l'acquisition d'une cheminée héraldique en faïence de Saint-Clément (1878)

Une souscription a été lancé auprès du public sensible au patrimoine par l'Académie Lorraine
des Arts du Feu pour l'acquisition de la cheminée héraldique présentée à l'exposition
universelle de Paris en 1878, par la faïencerie d'art de Saint-Clément.

mécénat populaire pour l'acquisition d'une cheminée héraldique en faïence de Saint-Clément (1878)

mécénat populaire pour l'acquisition d'une cheminée héraldique en faïence de Saint-Clément (1878)

mécénat populaire pour l'acquisition d'une cheminée héraldique en faïence de Saint-Clément (1878)

mécénat populaire pour l'acquisition d'une cheminée héraldique en faïence de Saint-Clément (1878)
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lundi 27 février 2017

CLEREY-SUR-BRENON (54) - A la découverte du village !

Modeste commune, Clerey-sur-Brenon possède tout de même quelques témoins de son
passé historique : l'église Saint-Elophe, quelques portes anciennes et épitaphes,
une croix de chemin et deux chapelles.

CLEREY-SUR-BRENON (54) - A la découverte du village !

A 5 km de Vézelise, ce petit village est mentionné pour la première fois en 925
dans les archives "in comitatu Pontinse, in loco qui vocatur Clarevis".

En 1034, Clérey-sur-Brénon s'appelait "Claregium".

Par la suite, le village changea de nom au cours des siècles :

- Clarey-près-d'Autrey, en 1385.
- Clarei et Clarey, en 1408.
- Cleiry, en 1424.
- Clery, en 1600.
- Clairey-sur-Madon, en 1779.
- Clérey-sur-Brénon, au XIXe siècle.

Rue de la Fontaine - Fermes de la fin du XVIIe et début du XVIIIe siècles

CLEREY-SUR-BRENON (54) - A la découverte du village !
Rue de la Fontaine - Porte en plein cintre à clef d'arc portant l'inscription "1720 IHS"
CLEREY-SUR-BRENON (54) - A la découverte du village !

En 1385, Ferry de Frizon et Jeannette de Savilly, alors possessionnés à Clérey,
décidèrent de se dessaisir d'un tiers en faveur de Carlet de Chastel.

En 1386, ils vendirent le reste de leurs biens à Jean de Ligniville et Jeannette
de Parroye moyennant la somme de 180 vieux florins d'or.

En janvier 1393, Ferry de Frizon revendit les deux tiers du village de Clérey au 
comte de Vaudémont, Ferry de Lorraine, et à sa femme, Marguerite
de Joinville, contre la somme de 208 florins d'or.

CLEREY-SUR-BRENON (54) - A la découverte du village !
Rue de l'église - Porte avec son tympan trilobé et à niche (Fin XVe siècle ou début XVIe siècle)
Le volet-roulant n'est évidement pas du plus bel effet et regrettable !
CLEREY-SUR-BRENON (54) - A la découverte du village !

CLEREY-SUR-BRENON (54) - A la découverte du village !
Rue Basse - Épitaphe rappelant que cette maison a été construite, en 1771, par Madame Didon
et sa fille, Madame Félix, épouse du prévot-bailli du Marquisat de Frolois.
La première pierre a été posée par les 5 enfants des époux Félix.

CLEREY-SUR-BRENON (54) - A la découverte du village !
Rue de l'église Autre inscription dans un cartouche assez dégradé

Bien que domaine des comtes de Vaudémont, la haute, moyenne et basse justice
incombait apparemment aux rois de France.

Les plaids, qui se tenaient du lundi au mercredi au village, avaient pour but de prendre
conseil auprès des barons ou vassaux sur les affaires de son état ou de son domaine.


L'église paroissiale, dédié à Saint-Elophe, conserve une architecture composite
associant un clocher du XIIIe siècle, une nef du XVe siècle, un chevet plat
de 1723 et un portail néo-gothique, placé à la base du clocher, du XIXe siècle.

Foudroyé en 1972, le clocher fut restauré en 1974, par l'entreprise dijonnaise Hory.

CLEREY-SUR-BRENON (54) - A la découverte du village !

Le chevet plat, établi en 1723 (date portée sur l'un des contreforts), a été construit par
Jean et Joseph Barbiche et Dominique Comte, maîtres maçons et charpentier, au
regard du plan dressé par Jean Nicolas Jennesson (1686-1755), architecte à Nancy.

Jennesson est notamment l'architecte des églises Saint-Sébastien de Nancy,
Saint-Jacques de Lunéville, l'abbaye Saint-Rémy de Lunéville ainsi
que le palais abbatial de Remiremont.

CLEREY-SUR-BRENON (54) - A la découverte du village !
Clocher carré avec l'étage campanaire doté d'ouïes du XIIIe siècle
CLEREY-SUR-BRENON (54) - A la découverte du village !

CLEREY-SUR-BRENON (54) - A la découverte du village !
Clocher - Baie gothique à remplage composé de deux lancettes
trilobées surmontées d'un oculus quadrilobé. En dessous,
une petite niche contient une petite statuette de Saint-Jean l'Evangéliste
CLEREY-SUR-BRENON (54) - A la découverte du village !

CLEREY-SUR-BRENON (54) - A la découverte du village !
Niche contenant la statuette de Saint-Jean l’Évangéliste, tenant ici un calice entre ses mains

CLEREY-SUR-BRENON (54) - A la découverte du village !
Église : Clocher - Ouverture gothique (Fin XVe siècle) murée

Eglise - Portail néo-gothique

Eglise - La nef unique voûtée sur croisées d'ogives du début du XVIe siècle


Le cadastre de 1811 mentionne l’implantation de la chapelle Notre-Dame de Pitié ; 
l’édifice, de modestes dimensions, semble ainsi antérieur à cette date.


Enfin, une croix de chemin (XIXe siècle), rue de Velaine, quelque peu cachée par la végétation,
trône toujours au cœur du village, avec une inscription au revers du croisillon :
"si Dieu est pour nous qui sera contre nous"

CLEREY-SUR-BRENON (54) - A la découverte du village !
 
CLEREY-SUR-BRENON (54) - A la découverte du village !
Croix de chemin (Début XIXe siècle) avec le Christ en croix
CLEREY-SUR-BRENON (54) - A la découverte du village !
CLEREY-SUR-BRENON (54) - A la découverte du village !
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dimanche 26 février 2017

NANCY (54) - Blason de Renée de Bourbon-Montpensier, duchesse de Lorraine


Au bout de l'allée de Saurupt, où se trouvait auparavant l'Ecole des Mines de Nancy,
une petite maison sur la droite affiche sur sa façade, juste au-dessus de la porte
 d'entrée et de son appentis, un blason armorié cerclé et couronné du XVIe siècle.

NANCY (54) - Blason de Renée de Bourbon-Montpensier, duchesse de Lorraine

Il représente les armoiries de Renée de Bourbon-Montpensier (1494-1539), dame de Mercœur et duchesse de Lorraine et de Bar après son mariage avec le duc Antoine de
Lorraine (1489-1544) en 1515. Elle était la fille de Gilbert de Bourbon (1443-1496), 
comte de Montpensier et dauphin d'Auvergne et de Claire Gonzague(1464-1503).

Ce blason aux armes de la duchesse de Lorraine a été sculpté vers 1532 et devait 
être en bonne place dans le château de Saurupt nouvellement reconstruit par son époux.

Nancy au XVIe siècle
 Nancy au XVIe siècle
 
Le descriptif du blason : 
 Parti de Lorraine (Coupé et parti en 3, au premier fascé de gueules et d'argent, au second
 d'azur semé de lys d'or et au lambel de gueules, au troisième d'argent à la croix potencée
d'or, cantonnée de quatre croisettes du même, au quatrième d'or aux quatre pals de
 gueules au cinquième parti d'azur semé de lys d'or et à la bordure de gueules, au sixième
d'azur au lion contourné d'or, armé, lampassé et couronné de gueules, au septième d'or au
lion de sable armé et lampassé de gueules, au huitième d'azur semé de croisettes d'or et
aux deux bar d'or. Sur le tout d'or à la bande de gueules chargé de trois alérions d'argent)
et de Bourbon-Montpensier (Écartelé, en 1 et 4 d'azur à trois fleurs de lys d'or et
à la bande de gueules et en 2 et 3 d'or au dauphin d'azur)

 Blason du duc Antoine de Lorraine jusqu'en 1538, date à laquelle son oncle, Charles,
duc de Gueldre et de Juliers meurt sans postérité. Le duc de Lorraine fera
ensuite ajouter les deux lions de Gueldre et de Juliers. 

Blason des comte de Montpensier avec les lys et la bande des Bourbon
 et les dauphins d'Auvergne  
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vendredi 24 février 2017

A LIRE : La Bataille de Verdun - 300 jours 300 Tweets par N. Czubak et J. Dumont

Hier j'ai reçu une enveloppe contenant l'un de ses derniers ouvrages de Nicolas Czubak
et Jérôme Dumont ; la Bataille de Verdun y est traitée de manière originale et "moderne".

La Bataille de Verdun - 300 jours 300 Tweets par N. Czubak et J. Dumont

Publié en février 2017 par les Editions Dacres, ce livre, reçu gracieusement, aborde la Bataille
de Verdun sous la forme de "tweets" rédigés à partir de témoignages, d'articles de presse,
d'historiques et de journaux de marches de régiments français et allemands,
en gardant à l'esprit la rigueur de l'historien.

 Illustré par des photos, des cartes postales, des plans... cet ouvrage contentera
les passionnés de la Bataille de Verdun et de la Grande Guerre.
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mercredi 22 février 2017

GOUSSAINCOURT (55) - Fontaine Saint-Gervais-et-Saint-Protais (XVIIIe-1851) et lavoir (1851)

Quasiment à la fin de la Grande Rue du village de Goussaincourt, juste avant les bois,
une fontaine monumentale et un lavoir modifié attendent les visiteurs
et/ou les randonneurs d'un jour.

GOUSSAINCOURT (55) - Fontaine Saint-Gervais-et-Saint-Protais (1804-1851)

 Élevée sur la source du ruisseau du village (dit de Bermont), la fontaine de Saint-Gervais-et
Saint-Protais remonte à la seconde du XVIIIe siècle, avec une première restauration
en 1804 au moment de la construction du lavoir tout proche.

GOUSSAINCOURT (55) - Fontaine Saint-Gervais-et-Saint-Protais (1804-1851)

En 1819, l'architecte Viller-Curel changea l'emplacement de la prise de la fontaine.

En 1832, l'entablement fut complété par une couronne de triomphe et d'un vase en fonte.

 En 1851, l'architecte Pierre Thiébaut de Void-Vacon associé à Gilbert Bridier, entrepreneur
à Mauvages, restaurèrent encore le lavoir de Goussaincourt.

GOUSSAINCOURT (55) - Fontaine Saint-Gervais-et-Saint-Protais (1804-1851)
L'eau jaillit sous un arc en plein cintre ; de part et d'autre se trouvent des bassins rectangulaires
servant jadis d'abreuvoirs pour le bétail du village
GOUSSAINCOURT (55) - Fontaine Saint-Gervais-et-Saint-Protais (1804-1851)

GOUSSAINCOURT (55) - Fontaine Saint-Gervais-et-Saint-Protais (1804-1851)
Les statues de Saint-Gervais et Saint-Protais dans leur niche à conque en cul-de-four
encadrée de pilastres lisses soutenant l'entablement dorique
GOUSSAINCOURT (55) - Fontaine Saint-Gervais-et-Saint-Protais (1804-1851)

Saint-Gervais et Saint-Protais étaient des jumeaux, fils de Saint-Vital de Ravenne et de la
bienheureuse Valérie et vivaient au 1er siècle sous le règne de l'empereur Néron.

Les statues des deux saints ont perdu chacun une main : la droite pour Saint-Gervais
et la gauche pour Saint-Protais.

Barbus, moustachus et aux cheveux mi-longs ondulés, Saint-Gervais et Saint-Protais
sont vêtus d'un drapé proche de la toge romaine.

GOUSSAINCOURT (55) - Fontaine Saint-Gervais-et-Saint-Protais (1804-1851)
Couronne de triomphe en feuille de chêne renfermant le millésime 1832 ;
un vase en fonte est posé au sommet

GOUSSAINCOURT (55) - Fontaine Saint-Gervais-et-Saint-Protais (1804-1851)
Statue de Saint-Gervais sur son socle à volutes et dans sa niche encadrée de pilastres
GOUSSAINCOURT (55) - Fontaine Saint-Gervais-et-Saint-Protais (1804-1851)
Socle à volutes et inscription latine S(ancti) GERVASII

GOUSSAINCOURT (55) - Fontaine Saint-Gervais-et-Saint-Protais (1804-1851)

GOUSSAINCOURT (55) - Fontaine Saint-Gervais-et-Saint-Protais (1804-1851)
Statue de Saint-Protais sur son socle à volutes et dans sa niche à pilastres
GOUSSAINCOURT (55) - Fontaine Saint-Gervais-et-Saint-Protais (1804-1851)
Socle à volutes et inscription latine S(ancti) PROTASI

GOUSSAINCOURT (55) - Fontaine Saint-Gervais-et-Saint-Protais (1804-1851)

GOUSSAINCOURT (55) - Fontaine Saint-Gervais-et-Saint-Protais (1804-1851)
La fontaine Saint-Gervais-et-Saint-Protais et le lavoir communal transformé en salle polyvalente

Le lavoir de Goussaincourt a été élevé en 1851 par l'architecte P. Thiébaut de Void-Vacon,
à l'emplacement d'un édifice plus ancien daté de 1804. 
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mardi 21 février 2017

LUDRES (54) - Animation médiévale à l'exposition "Les 540 ans de la Bataille de Nancy" (25 fév. 2017)

A la fin de la dernière semaine de l'exposition "Les 540 ans de la Bataille de Nancy 1477-2017",
la médiathèque de Ludres accueillera les membres de la compagnie médiévale Historica Tempus
de Ludres et Mr Crouzier de l'Association de la Basilique de Saint-Nicolas-de-Port
pour un après-midi autour du Moyen Age...

LUDRES (54) - Animation médiévale à l'exposition "Les 540 ans de la Bataille de Nancy" (25 fév. 2017)

Venez donc passer votre après-midi du samedi 25 février 2017 en compagnie
d'Historica Tempus et Mr Crouzier !

Profitez-en pour voir ou revoir l'exposition ! 

Pour en savoir plus sur les horaires d'ouvertures, c'est par ici : http://mediatheque.ludres.com/

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lundi 20 février 2017

TAILLANCOURT (55) - Le lavoir (XVIIIe-XIXe siècles)

Taillancourt, petit village meusien, peut être fier de son patrimoine et notamment
de son remarquable lavoir construit dès la seconde moitié du XVIIIe siècle.

TAILLANCOURT (55) - Le lavoir (XVIIIe-XIXe siècles)

Alimenté par un bras de la Meuse, ce lavoir a été largement restauré par l'architecte de
Vaucouleurs, Merdier, en 1853, avec le concours de Claude Paulon Aîné,
entrepreneur à Maxey-sur-Vaise.

TAILLANCOURT (55) - Le lavoir (XVIIIe-XIXe siècles)

 De forme rectangulaire, ce bâtiment jadis destiné aux lavandières du village, est éclairé
par quatre baies rectangulaires côte rue et par la toiture à tuiles violon ajourée par un lanterneau.

TAILLANCOURT (55) - Le lavoir (XVIIIe-XIXe siècles)

TAILLANCOURT (55) - Le lavoir (XVIIIe-XIXe siècles)

TAILLANCOURT (55) - Le lavoir (XVIIIe-XIXe siècles) 

L'accès à l'intérieur du lavoir se faisait par quatre portes en plein cintre en pierre de taille ;
aujourd'hui seules deux d'entre-elles n'ont pas été murées.

TAILLANCOURT (55) - Le lavoir (XVIIIe-XIXe siècles)

Le bassin central de forme rectangulaire, arrondi à l'extrémité est, est éclairé
par les quatre baies du mur sud et partiellement par la partie ajourée de la toiture.

TAILLANCOURT (55) - Le lavoir (XVIIIe-XIXe siècles)

La charpente en bois de la toiture se compose de cinq grosses poutres supportant chacune
deux poinçons sur lesquels reposent le lanterneau se trouvant au-dessus du bassin.

TAILLANCOURT (55) - Le lavoir (XVIIIe-XIXe siècles)

Des colonnes de fonte permettent d'étayer les poutres principales.

TAILLANCOURT (55) - Le lavoir (XVIIIe-XIXe siècles)

 Lors de mon passage, en février 2017, le bassin débordait de l'eau du bras de la Meuse.

Il faut imaginer, qu'autour de celui-ci, des agenouilloirs de bois (en pâtois boquet, chabot ou
choyotte) rembourrés de toile de jute garni de chiffons ou de papier
journal servaient aux laveuses.

TAILLANCOURT (55) - Le lavoir (XVIIIe-XIXe siècles)

TAILLANCOURT (55) - Le lavoir (XVIIIe-XIXe siècles)
 La charpente de la toiture principale et du lanterneau
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