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jeudi 1 mars 2012

PONT-SAINT-VINCENT - A la découverte de la ville

De son riche passé, la ville de Pont-Saint-Vincent a gardé quelques vestiges anciens dignes d'intérêt.
Je vous propose de faire un petit tour à travers les rues et ruelles de la cité vincipontaine !

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Vous pouvez agrandir les vignettes en cliquant dessus !

La rue Carnot est l'une des plus riches en maisons anciennes. Au n°33, une maison de la fin du XVe siècle a gardé notamment sa porte à tympan trilobé. Juste à côté, au n°35, subsiste la plus belle demeure de Pont-Saint-Vincent ; datée du début du XVIe siècle, cette ancienne maison dite des Chapelains (l'ancien presbytère) présente, au rez-de-chaussée, une fenêtre gothique triple à tympans trilobés et quadrilobés ainsi, qu'à l'angle du 1er étage, une niche gothique contenant une statue de Saint-Julien. Jadis, cette demeure avait une superbe porte d'entrée ouvragée qui se trouve, depuis 1936, au Metropolitain Museum of Art de New-York (vous pouvez la voir en cliquant ICI).

Pont-Saint-Vincent -Maison des Chapelains
35 Rue Carnot - La Maison des Chapelains (à gauche)

Pont-Saint-Vincent -Maison des Chapelains
35 Rue Carnot - La Maison des Chapelains.

Pont-Saint-Vincent -Maison des Chapelains
33-35 Rue Carnot - La Maison des Chapelains et la Maison gothique
Pont-Saint-Vincent -Maison des Chapelains

Pont-Saint-Vincent -Maison des Chapelains
35 Rue Carnot - La Maison des Chapelains : La statue de Saint-Julien sous son dais gothique.
Pont-Saint-Vincent -Maison des Chapelains

Pont-Saint-Vincent -Maison des Chapelains

Pont-Saint-Vincent -Maison des Chapelains
35 Rue Carnot - La Maison des Chapelains : Le dais gothique coiffant la statue de Saint-Julien

Pont-Saint-Vincent -Maison des Chapelains
35 Rue Carnot - La Maison des Chapelains : La fenêtre triple renaissance avec
ses linteaux à quadrilobes et feuilles stylisées.
Pont-Saint-Vincent -Maison des Chapelains

33 Rue Carnot - La Maison gothique : la porte d'entrée avec son linteau en accolade trilobée.

33 Rue Carnot - La Maison gothique : ouvertures murées de la cave.

33 Rue Carnot - La Maison gothique : cave : ouverture gothique son linteau en accolade trilobée

Rue Carnot - L'ancien hôpital Saint-Bernard du XVIIe siècle (à gauche).
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Pont-Saint-Vincent avait un hôpital que certains situent au 52-24 de la rue Carnot et que d'autres placent plutôt au 64 de la même rue. Cet hôpital dit de Saint-Bernard remonterait à la fin du XIIIe siècle, aux alentours de 1297, date à laquelle le duc Ferri III de Lorraine le favorisa.

Ainsi, au 52-54 de la rue Carnot, un bâtiment du XVIIe siècle offre encore une belle façade avec, au 1er niveau, une niche à fronton contenant une Vierge à l'Enfant sous laquelle figure une inscription gravée dans les deux métopes scandées par les 3 triglyphes : AVE GRA PLENA (Ave Gratia Plena).

Pont-Saint-Vincent - Hopital Saint Bernard
52-54 Rue Carnot - L'ancien hôpital Saint-Bernard
Pont-Saint-Vincent - Hopital Saint Bernard

Pont-Saint-Vincent - Hopital Saint Bernard - Vierge à l'Enfant
52-54 Rue Carnot - Niche à fronton à volutes et vase avec la Vierge à l'Enfant.
Pont-Saint-Vincent - Hopital Saint Bernard - Vierge à l'Enfant
Vierge à l'Enfant ayant gardé des traces de polychromie
Pont-Saint-Vincent - Hopital Saint Bernard - Vierge à l'Enfant

En poursuivant la remontée de la rue Carnot, on tombe sur beau portail d'une ancienne demeure identifiée comme l'ancien hôpital ! Ce portail est daté de 1700, comme l'indique le millésime gravé sur l'arc en anse de panier. Au-dessus de celui-ci, une plaque rectangulaire est articulée autour d'une Vierge à l'Enfant assise et encadrée par deux double-colonnes avec un entablement à volutes florales ; et de part et d'autre, une volute et deux fleurs aux tiges enroulées.

64 Rue Carnot - Porche d'un ancien hôpital

Rue Carnot - N°64 : la Vierge à l'Enfant franchement érodée. L'Enfant Jésus n'a plus sa tête

Volute et et fleurs au tiges enroulées.
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Empruntons maintenant la rue Pasteur qui possède quelques maisons remontant au XVIe siècle. En effet, aux n° 12, 14 et 22, ont peu admirer des façades aux portes à linteaux à arc en accolade et des fenêtres à arc trilobé.

12 et 14 Rue Pasteur : maisons du XVIe siècle

14 Rue Pasteur - Maison du XVIe : fenêtre gothique à linteau à arcs en accolade trilobés

12 Rue Pasteur - Maison du XVIe : Porte à linteau à arc en accolade.

Rue Pasteur avec vue sur l'église

22 Rue Pasteur : maisons du XVIe siècle avec sa porte à tympan en accolade trilobé

Au n° 20 de la Rue Pasteur, le regard est attiré par un médaillon ovale dont le centre est occupé par deux épées entrecroisées ! Il s'agit apparemment de la Médaille de Vétérance octroyée par le roi
à l'un de ses soldats pour la bravoure dont il a fait preuve !

Rue Pasteur : Maison avec le Médaillon de la Vétérance

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L'église Saint-Julien de Brioude est sans conteste l'édifice le plus intéressant de Pont-Saint-Vincent ! On doit sa reconstruction au seigneur basque Jean de Bidos, fidèle du duc Renée II de Lorraine, qui l'aida à la bataille de Nancy en capturant Antoine le Grand Bâtard, frère du duc de Bourgogne. Devenu seigneur de Pont-Saint-Vincent, il finança, avec sa femme, Madeleine de Parspagaire, les travaux de la nouvelle église paroissiale.

Pont-Saint-Vincent - Eglise Saint-Julien de Brioude

Pont-Saint-Vincent - Eglise Saint-Julien de Brioude
Église Saint-Julien de Brioude : le chevet à pans coupés avec ses fenêtres gothiques.
Pont-Saint-Vincent - Eglise Saint-Julien de Brioude

Pont-Saint-Vincent - Eglise Saint-Julien de Brioude
Église Saint-Julien-de-Brioude : les chapelles latérales du XVIe (à gauche)
du XVIIe siècle (à droite) et le clocher reconstruit après 1940.

Pont-Saint-Vincent - Eglise Saint-Julien de Brioude
   Église Saint-Julien-de-Brioude : les chapelles latérales du XVIe (à gauche)
du XVIIe siècle (à droite)

Pont-Saint-Vincent - Eglise Saint-Julien de Brioude
Église Saint-Julien de Brioude : chapelles du XVIIe siècle avec sa baie
en plein cintre à remplages

Pont-Saint-Vincent - Eglise Saint-Julien de Brioude
Église Saint-Julien de Brioude : le clocher reconstruit après sa destruction en 1940

Pont-Saint-Vincent - Eglise Saint-Julien de Brioude
Église Saint-Julien de Brioude :le portail du début du XVIe siècle, à la base du clocher

Pont-Saint-Vincent - Eglise Saint-Julien de Brioude
Église Saint-Julien-de-Brioude : chapelle du XVIe siècle
Baie gothique à remplages flamboyants.

Pont-Saint-Vincent - Eglise Saint-Julien de Brioude
Église Saint-Julien de Brioude : le portail latéral nord daté apparemment au début du XIIIe siècle.
Celui-ci mériterait un meilleur traitement en retirant cette inesthétique grille masquant quelque peu les personnages représentés et en finançant sa restauration qui aurait pour but de retirer toute cette crasse noire accumulée pendant des siècles !

Pont-Saint-Vincent - Eglise Saint-Julien de Brioude
Église Saint-Julien de Brioude - le portail latéral nord : le tympan montre un Christ assis
avec la tête nimbée dans une auréole crucifère, la main droite levée en signe de bénédiction,
la main gauche soutenant le globe terrestre ; deux anges placés de part et d'autre l'encadrent
(celui de droite porte une croix latine et celui de gauche un calice)

Pont-Saint-Vincent - Eglise Saint-Julien de Brioude
Église Saint-Julien de Brioude - le portail latéral nord : le Christ

1 Rue Saint-Pierre : Maison (ancien troquet) avec une niche contenant
une statuette de Saint-Pierre

Ruelle partant de la rue de l’Église

12 Rue de l'Eglise : Porte et fenêtre murée gothiques


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Des remparts enserrant jadis la ville de Pont-Saint-Vincent, il ne reste presque plus rien, si ce n'est la Porte de France, reconstruite en 1567. Remplaçant vraisemblablement une porte médiévale, elle se présente sous la forme d'une arche en plein cintre alternant des claveaux lisses et d'autres percés de trous décoratifs. Dans la maçonnerie au-dessus de la clef d'arc, on peut voir un cartouche avec la date de 1567.

Pont-Saint-Vincent - Porte de France
8 Rue Raymond Gérard - Porte de France

Pont-Saint-Vincent - Porte de France
8 Rue Raymond Gérard -  Porte de France :
Clef d'arc percée de trous ornementaux et cartouche avec le millésime "1567",
date de la reconstruction de la porte.

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Pont-Saint-Vincent avait également un prieuré bénédictin dont il ne reste que la nef de l'église reconvertie en grange.

Le prieuré Saint-Bernard de Pont-Saint-Vincent remonterait au Xe siècle, date à laquelle l'évêque de Toul, Ricuin de Commercy

La princesse Catherine de Lorraine décida de réformer le prieuré. Il lui fut imposé de recevoir l'abbé de Saint-Vincent de Metz avec sa suite (12 hommes et autant de chevaux) à chaque fois qu'il venait à Pont-Saint-Vincent.

En 1663, le prieuré fut uni à l'abbaye Saint-Léopold de Nancy.

Vers la fin du XVIIe siècle, le prieuré disparu ; son église devenant une grange. Puis au fil du temps, le bâtiment fut modifié par le percement de fenêtres et de porte charretière.

Pont-Saint-Vincent - Ancien prieuré bénédictin

Pont-Saint-Vincent - Ancien prieuré bénédictin

Pont-Saint-Vincent - Ancien prieuré bénédictin

Pont-Saint-Vincent - Ancien prieuré bénédictin

Pont-Saint-Vincent - Ancien prieuré bénédictin

Pont-Saint-Vincent - Ancien prieuré bénédictin

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Le domaine de la Tournelle

Jean 1er de Rambouillet créa le domaine de la Tournelle, vers 1570, grâce à terrain offert par Marie de Luxembourg, duchesse de Mercœur (1562-1623). Un premier château renaissance y fut donc construit.

Jean II de Rambouillet, qui succéda à son père, obtint le droit d'édifier, en 1602, sur son domaine, un "colombier à fuys", dont on peut aujourd'hui admirer l'architecture. Reprenait-il alors l'emplacement d'un autre colombier, c'est fort possible !

A la fin du XVIIe, un certain Pierre Lequeux devint le nouveau châtelain de Pont-Saint-Vincent.

En 1789, François Antoine du Boys de Riaucourt (1761-1841), avocat général à la Cour des comptes (qui eut aussi la fonction de président de la Chambre des Comptes de Lorraine du 16 mai 1756 au 1er mai 1781) occupa le château. Le 9 octobre 1793, après quatre années, le récent seigneur de Pont-Saint-Vincent fut déchut de ses titres de noblesse.

De 1814 à 1845, le château de la Tournelle fut remis à un ancien officier de l'armée impériale napoléonienne prénommé Pierre Joseph Doncourt.

Après trente années à Pont-Saint-Vincent, la famille Doncourt revendit le domaine au marquis Marie-Laurent de Bonfils qui fit reconstruire le château en style néo-classique par l'architecte nancéien J. Corrard des Essarts qui prit soin de faire figurer les initiales du nouveau maître sur un blason situé au sommet de la lucarne centrale du toit. L'ancien château renaissance de Jean de Rambouillet disparu dans les fondations de la nouvelle demeure. La famille Bonfils resta au château de la Tournelle jusqu'en décembre 1951

En 1953, la municipalité de Pont-Saint-Vincent se porta acquéreur du château.

En 1968, les bâtiments constituants le lycée professionnel furent bâtis à proximité du château.

En 1986, la Région Lorraine fut autorisée à utiliser le château pour héberger une partie du lycée professionnel (CDI ainsi que des salles de cours et le Pôle Sanitaire et Social).

Pont-Saint-Vincent - Château de la Tournelle
 Le château de la Tournelle
Pont-Saint-Vincent - Château de la Tournelle

Pont-Saint-Vincent - Colombier
 La colombier et la fontaine

Pont-Saint-Vincent - Colombier
 Le colombier

 La fontaine


D'autres photos du domaine de la Tournelle sont visibles
en cliquant sur la photo ci-dessous

Pont-Saint-Vincent - Château de la Tournelle


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Localisation de Pont-Saint-Vincent en Meurthe-et-Moselle


Carte avec les curiosités à voir à Pont-Saint-Vincent (les épingles sont cliquables)
(Vous pouvez agrandir cette carte en cliquant ICI )

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Copyright - Olivier PETIT - 2012 © Tous droits réservés

2 commentaires:

  1. L'église a l'air un peu bricolée, on ajoute un peu ici, un peu par là... et la toiture, au moins celle du choeur, ne me semble pas bien de type lorrain, me tromperais-je ?

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    1. L'église a connu plusieurs étapes de construction. Aujourd'hui, on peut voir un édifice composite avec des parties, du XIIIe, de la fin du XVe, du début du XVIe, du XVIIe et du XXe siècles.On ne peut pas dire qu'il existe une architecture typiquement lorraine ; ce type de chevet se retrouve ailleurs !

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