Rechercher dans ce blog

jeudi 30 juin 2011

TOUL (54) - Son et lumière "Nuits lumière d'une cathédrale" (du 2 juillet au 17 septembre 2011)

Tous les mercredi, jeudis, vendredis et samedis
du 2 juillet au 17 septembre 2011,
la ville de Toul propose,
dans les jardins du cloître de la cathédrale Saint-Étienne,
un spectacle sonore et visuel intitulé

"Nuits lumière d'une cathédrale"


En juillet à 22h30
En août à 22h
En septembre à 21h30

Entrée libre
(sous réserve de places disponibles)

Présentation du spectacle sur le site de la Mairie de Toul

vendredi 24 juin 2011

TRANQUEVILLE-GRAUX (88) - La Croix de mission

A l'entrée du village de Tranqueville-Graux, sous un couvert de feuillus, on peut découvrir une croix de mission qui mériterait un sérieux nettoyage pour lui redonner de l'éclat.

Cette croix, datée du début du XIXe siècle, a été établie ici à la croisée des chemins pour rappeler le rétablissement de la religion catholique après la période révolutionnaire.

Ainsi sur un socle servant d'autel improvisé, un fût carré, s'amincissant vers le haut, supporte le Christ en croix.

_____________________________________

Localisation du village de Tranqueville-Graux dans les Vosges


 Situation de la croix de mission par rapport au village
(Vous pouvez agrandir la carte en cliquant ICI )

_____________________________________




 Le Christ en croix

____________________

Copyright - Olivier PETIT - 2011 © Tous droits réservés

jeudi 23 juin 2011

BARISEY-LA-COTE (54) - L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste

Dominant le village depuis les coteaux, l'église de Barisey-la-Côte est un exemple typique des
édifices religieux du toulois généralement bâtis en hauteur comme à Allamps par exemple
(visitez son église ici).
Le village et l'église de Barisey-la-Côte depuis les champs

L'église Saint-Jean-Baptiste depuis les champs

L'église Barisey-la-Côte (Bariseyo ad rupem) constituait jadis avec l'église d'Allamps, une seule
et même paroisse, appartenant au doyenné de Rivière-de-Meuse, dans le diocèse de Toul.

En fait, Allamps était l'annexe de Barisey (nunc vero annexa de Alonno) ! L'officiant était
alors désigné par les chanoines de la collégiale Brixey-aux-Chanoines.

L'église fut apparemment édifiée au cours de la seconde moitié du XIIe siècle.

De cette époque, seuls le portail latéral et le clocher sont parvenus jusqu'à nous.
Vue de la partie sud de l'église : le clocher avec la grande fissure, la nef du XIXe,
la sacristie du XXe et la toiture du chœur du XIIIe siècle

Le chevet plat avec son toit pyramidale et le clocher fortifié avec son toit en bâtière

Au XIIIe siècle, le chœur fut reconstruit avec un voûtement sur croisées d'ogives.

Le Pouillé de Toul, daté de 1402, rappelle que la désignation du curé de la paroisse
incombait toujours aux chanoines de Brixey.

En 1820, l'église reçut une nouvelle toiture, plus basse que celle d'origine, dont on
peut encore voir la trace sur la face ouest du clocher.

En 1846, le mur nord de la nef fut reconstruit en préservant le portail roman.

Au cours du XXe siècle, le portail roman fut restauré.

Le 29 octobre 1926, l'église fut inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Le chevet plat du XIIIe siècle avec son oculus

Chevet plat - Oculus rond au remplage quadrilobé et quatre fleurons sur le pourtour

Quand on arrive face à l'église, on est frappé par le chevet plat du 1er âge gothique avec
son oculus rond au remplage quadrilobé et ses contreforts contrebutant la poussée
du voûtement intérieur sur croisées d'ogives.

Le clocher avec ses fissures et sa toiture en bâtière



le clocher remonte, dans son gros œuvre, au XIIe siècle. Remanié légèrement, il présente
notamment des meurtrières, une baie géminée dont la fenêtre de droite est bouchée, une
décoration de billettes sur la face est, et un petit personnage barbu tenant un bâton
sur la face nord. On remarquera également les deux grandes fissures sur les faces sud
et est, résultat probable d'un affaissement de terrain !

Le clocher - La face est avec l'une des meurtrières et le décor de billettes roman à mis hauteur

Le clocher - La face nord : La baie géminée en partie bouchée et l'une des meurtrières

Le clocher - La face est avec l'autre meurtrière

Le clocher - La face est : le décor de billettes roman

Le clocher - La face nord : Petit personnage barbu tenant un bâton inséré
dans la maçonnerie à mis hauteur.

Le côté nord avec la nef du XIXe et le clocher

Le mur nord comporte donc des baies en plein cintre du XIXe siècle associée au portail roman
dont la ressemblance est frappante avec ceux de Pompierre dans les Vosges, du prieuré
Notre-Dame de Nancy (portail conservé au Musée Lorrain dans les salles médiévales
du rez-de-chaussée) et de celui de la cathédrale de Verdun. Partiellement mutilé
(absence du tympan historié !), ce portail se compose de piédroits constitués
de deux colonnes engagées surmontées de chapiteaux cubiques ouvragés sur
lesquels retombent les voussures de l'archivolte encadrant le tympan.

Le portail roman et le portail gothique muré

Le portail roman

Du côté gauche, un premier chapiteau a une corbeille garnie de palmettes entourées d'un ruban
en forme de cœur dont les extrémités se finissent en feuilles ; un second chapiteau présente
un superbe coq bien campé sur ses pattes. Du côté droit, le premier chapiteau est décoré de
volutes et de grappes de raisins ; et le second montre aussi des grappes de raisins et
des entrelacs de feuilles. Quant à l'archivolte, elle développe trois voussures en plein
cintre dont la première, en partant de l'extérieur, est faite de zig-zag et a gardé une
tête humaine à la clé d'arc ; la seconde est constituée d'une succession de fleur écloses
et de grappes ; et la dernière est décorée d'une guirlande de feuilles en forme de U.


Le portail roman : l'archivolte avec ses voussures en plein cintre décorées et le tympan nu

Le portail roman : Les chapiteaux de la partie gauche (Palmettes et coq) et une imposte à frise de U

Le portail roman : Les chapiteaux de la partie gauche : Le coq

Le portail roman : chapiteau de la partie gauche. Palmettes insérées dans
les rubans en forme de cœur

Le portail roman : chapiteau de la partie droite. Feuilles enlacées et grappes de raisins

Le portail roman : chapiteau de la partie droite avec sa corbeille garnie
de grappes de raisins et volutes

Portail roman : Partie centrale de l'archivolte avec ses voussures décorées et la tête à la clef d'arc

Mur est de la nef : le portail gothique

A proximité du portail roman, sur le mur est de la nef, on trouve un autre portail gothique bouché.

Le chevet : Croix blasonnée

Enfin, comme bon nombre d'église, la visite intérieure n'est pas possible !

Et on devine pourquoi...les vols de plus en plus fréquent d'objets liturgiques et de statues.
__________________________________

Découvrez aussi le calvaire du cimetière


Localisation du village de Barisey-la-Cote en Meurthe-et-Moselle

Situation de l'église dans le village de Barisey-la-Côte

____________________

Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine 2011 © Tous droits réservés

lundi 20 juin 2011

METZ (57) - Le cloître des Récollets

Au cœur de Metz, bâti sur les hauteurs de la colline Sainte Croix, le cloître des Récollets
est le dernier vestige d'un ancien couvent des Cordeliers établi ici au XIIIe siècle.

METZ (57) - Le cloître des Récollets

Les Cordeliers, religieux franciscains, décidèrent de s'installer à Metz vers 1230.
 
Ces Frères Mineurs reçurent l'aide financière d'Odile, veuve du maître-échevin messin Simon
de Belgré. Ainsi, leur monastère fut en partie construit pour accueillir,
dès 1236, le Chapitre de l'Ordre.

En 1249, un second Chapitre général de l'Ordre des Cordeliers se tint à Metz auquel
Saint-Bonaventure  (1217-1274) assista.

D'autres réunions de ce type se produire en 1518 et 1554.

Le cloître fut achevé en 1310 et, en 1376, l'église, nouvellement reconstruite, fut
consacrée par l'évêque de Metz, Thierry V Bayer de Boppart (1365-1384).

En 1495, l'église attenante au cloître brûla !

Lors du siège de la ville de Metz, d'octobre 1552 à janvier 1553, par les troupes
de Charles Quint, le monastère eut à souffrir des déprédations.

video
Le cloître en vidéo

Retrouvez-la, en qualité supérieure,
sur dailymotion

Par lettres patentes, datées du 20 juillet 1599, le roi Henri IV de France (1589-1610), confirma une
ordonnance de Pierre Bonaventure Catalagène, général de l'Ordre de Saint-François qui visait à
installer les Récollets (religieux issus d'une réforme de l'Ordre franciscain opérée en Espagne
dès 1484 par Jean de la Puebla Ferrara) dans l'ancien couvent des Cordeliers.

Le 18 octobre 1602, le gouverneur de Metz et du pays messin, Jean-Louis de Nogaret, duc
d'Épernon (1581-1642), favorisa aussi la venue, à Metz, de Récollets établis à Verdun.

METZ (57) - Le cloître des Récollets
Vue d'ensemble depuis le jardin des plantes médicinales
METZ (57) - Le cloître des Récollets

Dès lors, les Récollets avaient pour mission de fournir des aumôniers aux régiments de la garnison
de Metz et d'accueillir la population germanophone désireuse de se recueillir dans son église.

Ils se préoccupèrent également de la tombe de la fondatrice, Odile de Belgré, en 1622, en voulant
lui offrir un monument funéraire plus majestueux. C'est le suffragant de l'évêque de Metz,
Henri de Bourbon-Verneuil (1612-1652), le théologien Martin Meurisse qui fit ouvrir la
tombe de la bienfaitrice ; il constata que son corps était dans un état de conservation
incroyable, provoquant immédiatement une ferveur populaire pour ce miracle !

METZ (57) - Le cloître des Récollets

METZ (57) - Le cloître des Récollets
Le jardin monastique et son puits central
METZ (57) - Le cloître des Récollets

Malheureusement, placé à l'air libre, le corps de défunte se dégrada rapidement et l'enthousiasme
du peuple s'estompa aussi vite ! En 1678, un nouveau monument funéraire
fut élevé pour Odile de Belgré.

En 1791, les bâtiments furent occupés par l'Armée du Rhin qui installa
des ateliers et transforma l'église attenante en écurie.

METZ (57) - Le cloître des Récollets

De 1802 à 1970, une institution charitable, ayant pour vocation de recueillir notamment
les orphelins, occupa les lieux. En 1804, l'une des galeries du cloître est abattue.

En 1972, les travaux débutèrent pour la mise en conformité du cloître pour accueillir
l'Institut Européen d’Écologie. Les façades, toitures et galeries du couvent furent,
dans la foulée, classées monument historique le 23 mars 1972.

METZ (57) - Le cloître des Récollets

Depuis 2002, les archives municipales de la ville de Metz sont établies dans l'ancien
scriptorium du cloître des Récollets.

La Société Française d'Ethnopharmacologie y a également élu domicile et se charge
notamment des plantes médicinales plantées en avant du cloître.

Des visites guidées sont même proposées pour comprendre le monde des plantes médicinales !

METZ (57) - Le cloître des Récollets

METZ (57) - Le cloître des Récollets
Les arcades en tiers-point et la porte centrale à l'arc en anse de panier

METZ (57) - Le cloître des Récollets

METZ (57) - Le cloître des Récollets
Intérieur des galeries du cloître plafonnées
METZ (57) - Le cloître des Récollets

Seules trois galeries ont été préservées, la quatrième a été détruite en 1804
pour une histoire d'ouverture sur la ville.

L'espace central du cloître est occupé par un charmant jardin monastique avec son puits
central rond et ses allées rectilignes menant au trois dernières portes dont les arcs sont
en anse de panier. Les arcades de chacune des galeries sont en tiers-point
sans décor apparent ni chapiteau !
METZ (57) - Le cloître des Récollets

METZ (57) - Le cloître des Récollets
Galerie donnant sur la salle capitulaire encadrée d'enfeus
METZ (57) - Le cloître des Récollets

METZ (57) - Le cloître des Récollets
Autre galerie du cloître avec les enfeus et inscriptions funéraires

METZ (57) - Le cloître des Récollets - Enfeu
Détail des arcatures gothiques d'un enfeu

METZ (57) - Le cloître des Récollets - Pierre tombale
Pierre tombale avec des blasons armoriés

METZ (57) - Le cloître des Récollets - Epitaphe
Épitaphes funéraires en lettres gothiques

METZ (57) - Le cloître des Récollets - Epitaphe
Épitaphe funéraire surmontée de casques du XIVe siècle
(un bassinet à bec de passereau à gauche
et un heaume dit "à tête de crapaud" à droite)

METZ (57) - Le cloître des Récollets - Epitaphe
Épitaphe funéraire avec orante à gauche

L'intérieur des galeries est plafonné et non voûté, ce qui en fait une particularité puisque d'autres
cloîtres lorrains contemporains, notamment celui de la cathédrale de Toul, sont voûtés !

Placés sur les murs du cloître, quelques enfeus et épitaphes funéraires attirent le regard.

On remarquera notamment l'enfeu d'Henri de Saint-Nazaire, mort en 1408 au bas duquel il figure
représenté en armure et casqué, les mains en prière. Une épitaphe funéraire surmontée de
casques du XIVe siècle (un bassinet à bec de passereau à gauche et un heaume dit
"à tête de crapaud" à droite) se trouve juste à côté insérée dans le mur.

Puis, le visiteur pourra découvrir la dernière fresque visible du cloître
qui orne encore l'un des enfeus.
_____________________________

METZ (57) - Le cloître des Récollets - Gisant et enfeu
Enfeu avec gisant d'Henri de Saint-Nazaire (mort en 1408)
METZ (57) - Le cloître des Récollets - Gisant

METZ (57) - Le cloître des Récollets - Gisant
Henri de Saint-Nazaire les mains jointes
METZ (57) - Le cloître des Récollets - Gisant
Gisant de Henri de Saint-Nazaire :
Deux chiens supportant les pieds du défunt, signes de fidélité

METZ (57) - Le cloître des Récollets - Enfeu, fresque
Fresque dans l'un des enfeus

Enfin, deux Vierges à l'Enfant sont également visibles dans le cloître : la première (du XVe siècle)
est traitée en ronde bosse et montre une Vierge Marie couronnée tenant son fils, Jésus, à bout
de bras sur sa droite ; la seconde (du XIVe siècle), plus longiligne et également couronnée,
a perdu son fils qui se tenait sur sa droite et dont il ne subsiste que les doigts de pieds !

Apparemment, la première Vierge à l'Enfant pourrait provenir de l'Atelier des Madones
si florissant à Metz, entre 1440 et 1460.

METZ (57) - Le cloître des Récollets -Vierge à l'Enfant
Vierge à l'Enfant (XVe siècle)
Le traitement montre deux personnages joufflus
(réalisation de l'Atelier des Madones de Metz !)

METZ (57) - Le cloître des Récollets -Vierge
Vierge à l'Enfant (XIVe siècle ?)
L’Enfant Jésus a disparu
METZ (57) - Le cloître des Récollets - Vierge

Sur internet

Découvrez le jardin des Récollets

Localisation de la ville de Metz en Moselle


Situation du cloître dans Metz
(Vous pouvez agrandir la carte en cliquant ICI)
____________________

Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine 2011 © Tous droits réservés