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jeudi 23 juin 2011

BARISEY-LA-COTE (54) - L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste

Dominant le village depuis les coteaux, l'église de Barisey-la-Côte est un exemple typique des
édifices religieux du toulois généralement bâtis en hauteur comme à Allamps par exemple
(visitez son église ici).
Le village et l'église de Barisey-la-Côte depuis les champs

L'église Saint-Jean-Baptiste depuis les champs

L'église Barisey-la-Côte (Bariseyo ad rupem) constituait jadis avec l'église d'Allamps, une seule
et même paroisse, appartenant au doyenné de Rivière-de-Meuse, dans le diocèse de Toul.

En fait, Allamps était l'annexe de Barisey (nunc vero annexa de Alonno) ! L'officiant était
alors désigné par les chanoines de la collégiale Brixey-aux-Chanoines.

L'église fut apparemment édifiée au cours de la seconde moitié du XIIe siècle.

De cette époque, seuls le portail latéral et le clocher sont parvenus jusqu'à nous.
Vue de la partie sud de l'église : le clocher avec la grande fissure, la nef du XIXe,
la sacristie du XXe et la toiture du chœur du XIIIe siècle

Le chevet plat avec son toit pyramidale et le clocher fortifié avec son toit en bâtière

Au XIIIe siècle, le chœur fut reconstruit avec un voûtement sur croisées d'ogives.

Le Pouillé de Toul, daté de 1402, rappelle que la désignation du curé de la paroisse
incombait toujours aux chanoines de Brixey.

En 1820, l'église reçut une nouvelle toiture, plus basse que celle d'origine, dont on
peut encore voir la trace sur la face ouest du clocher.

En 1846, le mur nord de la nef fut reconstruit en préservant le portail roman.

Au cours du XXe siècle, le portail roman fut restauré.

Le 29 octobre 1926, l'église fut inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Le chevet plat du XIIIe siècle avec son oculus

Chevet plat - Oculus rond au remplage quadrilobé et quatre fleurons sur le pourtour

Quand on arrive face à l'église, on est frappé par le chevet plat du 1er âge gothique avec
son oculus rond au remplage quadrilobé et ses contreforts contrebutant la poussée
du voûtement intérieur sur croisées d'ogives.

Le clocher avec ses fissures et sa toiture en bâtière



le clocher remonte, dans son gros œuvre, au XIIe siècle. Remanié légèrement, il présente
notamment des meurtrières, une baie géminée dont la fenêtre de droite est bouchée, une
décoration de billettes sur la face est, et un petit personnage barbu tenant un bâton
sur la face nord. On remarquera également les deux grandes fissures sur les faces sud
et est, résultat probable d'un affaissement de terrain !

Le clocher - La face est avec l'une des meurtrières et le décor de billettes roman à mis hauteur

Le clocher - La face nord : La baie géminée en partie bouchée et l'une des meurtrières

Le clocher - La face est avec l'autre meurtrière

Le clocher - La face est : le décor de billettes roman

Le clocher - La face nord : Petit personnage barbu tenant un bâton inséré
dans la maçonnerie à mis hauteur.

Le côté nord avec la nef du XIXe et le clocher

Le mur nord comporte donc des baies en plein cintre du XIXe siècle associée au portail roman
dont la ressemblance est frappante avec ceux de Pompierre dans les Vosges, du prieuré
Notre-Dame de Nancy (portail conservé au Musée Lorrain dans les salles médiévales
du rez-de-chaussée) et de celui de la cathédrale de Verdun. Partiellement mutilé
(absence du tympan historié !), ce portail se compose de piédroits constitués
de deux colonnes engagées surmontées de chapiteaux cubiques ouvragés sur
lesquels retombent les voussures de l'archivolte encadrant le tympan.

Le portail roman et le portail gothique muré

Le portail roman

Du côté gauche, un premier chapiteau a une corbeille garnie de palmettes entourées d'un ruban
en forme de cœur dont les extrémités se finissent en feuilles ; un second chapiteau présente
un superbe coq bien campé sur ses pattes. Du côté droit, le premier chapiteau est décoré de
volutes et de grappes de raisins ; et le second montre aussi des grappes de raisins et
des entrelacs de feuilles. Quant à l'archivolte, elle développe trois voussures en plein
cintre dont la première, en partant de l'extérieur, est faite de zig-zag et a gardé une
tête humaine à la clé d'arc ; la seconde est constituée d'une succession de fleur écloses
et de grappes ; et la dernière est décorée d'une guirlande de feuilles en forme de U.


Le portail roman : l'archivolte avec ses voussures en plein cintre décorées et le tympan nu

Le portail roman : Les chapiteaux de la partie gauche (Palmettes et coq) et une imposte à frise de U

Le portail roman : Les chapiteaux de la partie gauche : Le coq

Le portail roman : chapiteau de la partie gauche. Palmettes insérées dans
les rubans en forme de cœur

Le portail roman : chapiteau de la partie droite. Feuilles enlacées et grappes de raisins

Le portail roman : chapiteau de la partie droite avec sa corbeille garnie
de grappes de raisins et volutes

Portail roman : Partie centrale de l'archivolte avec ses voussures décorées et la tête à la clef d'arc

Mur est de la nef : le portail gothique

A proximité du portail roman, sur le mur est de la nef, on trouve un autre portail gothique bouché.

Le chevet : Croix blasonnée

Enfin, comme bon nombre d'église, la visite intérieure n'est pas possible !

Et on devine pourquoi...les vols de plus en plus fréquent d'objets liturgiques et de statues.
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Découvrez aussi le calvaire du cimetière


Localisation du village de Barisey-la-Cote en Meurthe-et-Moselle

Situation de l'église dans le village de Barisey-la-Côte

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