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samedi 4 juillet 2015

FROLOIS (54) - Croix de mission (1706-1753)

Située à la sortie de Frolois, lorsqu'on se dirige vers Flavigny-sur-Moselle, une croix
a été érigé,à l'angle de la rue Saint-Martin et du chemin de la Corvée par Catherine Mallotte
le 22 novembre 1706 en mémoire de ses défunts parents.

Au cours de la mission royale de 1753, la croix fut modifiée.

FROLOIS (54) - Croix de mission (1706)

FROLOIS (54) - Croix de mission (1706)
 Christ en croix et croisillon fleuronné
FROLOIS (54) - Croix de mission (1706)



FROLOIS (54) - Croix de mission (1706)
Base de la croix avec l'inscription "Indulgence de 40 jours. Mission royale"  (de 1753)

FROLOIS (54) - Croix de mission (1706)
Fût carré se resserrant à mesure qu'il s'élève
On remarque un cartouche avec l'inscription, très effacée,
rappelant l'érection de la croix par Catherine Mallotte ;
dans une petite niche, Saint-Joseph et l'Enfant Jésus sculptés en méplat
et au-dessus, deux cœurs en relief. 

FROLOIS (54) - Croix de mission (1706)
Saint Joseph et l'Enfant Jésus en marche

FROLOIS (54) - Croix de mission (1706)
Cœurs
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Copyright - Olivier PETIT - Patrimoine de Lorraine - 2015 © Tous droits réservés


jeudi 2 juillet 2015

HAROUE (54) - Eglise de la Sainte-Trinité

Face au célèbre château d'Haroué, l'église paroissiale dresse fièrement son clocher-porche.

Rebâtie au XIXe siècle, ce sanctuaire néo-gothique reprend l'emplacement d'une chapelle
puis d'une église plus ancienne relevant alors des abbés de Saint-Epvre de Toul.

A l'intérieur se trouve deux chapelles dont une était dévolue au seigneur d'Haroué.

HAROUE (54) - Eglise de la Sainte-Trinité
L'église depuis les douves du château d'Haroué

HAROUE (54) - Eglise de la Sainte-Trinité

En 1436, le bourg d'Haroué fut assiégé par les troupes du comte de Vaudémont qui
enlevèrent promptement le château et causèrent quelques dégâts à l'église.

Au XVIe siècle, l'église de la Sainte-Trinité dépendait encore de l'église-mère d'Ormes-et-Ville.

En 1598,le seigneur Christophe de Bassompierre et son épouse obtinrent l'érection
de l'église d'Haroué en cure, dont relevait désormais une trentaine de villages.

En 1650, le comte de Ligniville s'empara d'Haroué ; l'église fut-elle alors endommagée !?


HAROUE (54) - Eglise de la Sainte-Trinité

L'église se compose d'un clocher-porche, d'une nef unique, d'un transept légèrement
débordant, de deux chapelles et d'un chœur à pans coupés.

HAROUE (54) - Eglise de la Sainte-Trinité
Façade - Le clocher néo-gothique

HAROUE (54) - Eglise de la Sainte-Trinité
La nef unique et le choeur voûtés sur croisées d'ogives néo-gothiques

HAROUE (54) - Eglise de la Sainte-Trinité
La nef depuis le chœur

HAROUE (54) - Eglise de la Sainte-Trinité
Le chœur néo-gothique

HAROUE (54) - Eglise de la Sainte-Trinité
Autel en bois du XIXe siècle placée de part et d'autre de l'arc triomphal
séparant la nef et le chœur
HAROUE (54) - Eglise de la Sainte-Trinité

En 1822, le maître-verrier Auguste Leclère confectionna des vitraux pour orner
les baies du chœur et d'une partie de la nef. Ainsi sont figurés la Vierge, Saint Joseph,
le Bon Pasteur, le Christ, Saint Louis, Sainte Blanche et Sainte Catherine d'Alexandrie.

HAROUE (54) - Eglise de la Sainte-Trinité
Vitraux du chœur

HAROUE (54) - Eglise de la Sainte-Trinité
Sainte-Blanche de Castille et Saint-Louis

HAROUE (54) - Eglise de la Sainte-Trinité
Un martyr et Sainte Catherine d'Alexandrie

HAROUE (54) - Eglise de la Sainte-Trinité
Le Bon Pasteur et le Christ avec le Sacré-cœur

HAROUE (54) - Eglise de la Sainte-Trinité
La Vierge avec le Sacré-Cœur et Saint-Joseph

HAROUE (54) - Eglise de la Sainte-Trinité

De 1933 à 1934, le maître-verrier Joseph Benoît réalisa des vitraux pour l'église d'Haroué ;
on y reconnaît la Vierge à l'Enfant, Saint-Christophe, la Trinité et Saint Charles Borromée

HAROUE (54) - Eglise de la Sainte-Trinité
La Trinité

HAROUE (54) - Eglise de la Sainte-Trinité
Saint Charles Borromée

HAROUE (54) - Eglise de la Sainte-Trinité
Vierge à l'Enfant

HAROUE (54) - Eglise de la Sainte-Trinité
Saint Christophe

HAROUE (54) - Eglise de la Sainte-Trinité
Vitraux réalisés par le maître-verrier Marcellin Le Forestier en 1855
HAROUE (54) - Eglise de la Sainte-Trinité

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mercredi 1 juillet 2015

DOLAINCOURT (88) - Croix Foront (XVIe siècle)

Après la croix-calvaire de l'église (visible en détails ici), une autre croix-calvaire du milieu
du XVIe siècle, trône depuis 1854, près de la mairie de Dolaincourt.

Située à l'origine rue Foront (aujourd'hui rue du Vieux Moulin), elle fut déplacée
lors de la création du cimetière et réédifiée près de la mairie en 1993.

DOLAINCOURT (88) - Croix Foront (XVIe siècle)

Apparemment le sculpteur de cette œuvre s'est inspiré de la croix-calvaire de l'église.
On reconnait une base semblable avec ses moulures et redents.

Le fût est d'abord carré (sur lequel s’appuie le Christ aux liens) devient octogonal avec des ressauts
et s'achève par le croisillon. A mi-hauteur, on reconnaît Sainte-Barbe, Saint-Nicolas,
Saint-Laurent et une femme en prière, la bienfaitrice.

DOLAINCOURT (88) - Croix Foront (XVIe siècle)

 Le croisillon montre d'un côté la scène de la Crucifixion (Christ en croix accosté
de la Vierge et de Saint-Jean l’Évangéliste), et de l'autre une pietà

DOLAINCOURT (88) - Croix Foront (XVIe siècle)

DOLAINCOURT (88) - Croix Foront (XVIe siècle)
 Pietà
DOLAINCOURT (88) - Croix Foront (XVIe siècle)

DOLAINCOURT (88) - Croix Foront (XVIe siècle)
 Le Christ en croix entouré, à gauche, de la Vierge Marie,
et, à droite, de Saint-Jean-l'Evangéliste
DOLAINCOURT (88) - Croix Foront (XVIe siècle)

DOLAINCOURT (88) - Croix Foront (XVIe siècle)

DOLAINCOURT (88) - Croix Foront (XVIe siècle)
La Sainte-Vierge

DOLAINCOURT (88) - Croix Foront (XVIe siècle)
Saint-Jean l’Évangéliste

DOLAINCOURT (88) - Croix Foront (XVIe siècle)
Le Christ

DOLAINCOURT (88) - Croix Foront (XVIe siècle)
Saint-Nicolas avec sa crosse et les trois petits enfants dans leur baquet

DOLAINCOURT (88) - Croix Foront (XVIe siècle)
Sainte-Barbe avec sa tour et sa palme du martyre

DOLAINCOURT (88) - Croix Foront (XVIe siècle)
Saint-Laurent tenant une palme et un grill, symbole de son martyre

DOLAINCOURT (88) - Croix Foront (XVIe siècle)
Femme agenouillée, les mains jointes tenant un chapelet ; il s'agit
apparemment de la bienfaitrice de cette croix

DOLAINCOURT (88) - Croix Foront (XVIe siècle)
 Christ aux liens légèrement assis dont les pieds repose sur une console
DOLAINCOURT (88) - Croix Foront (XVIe siècle)
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mardi 30 juin 2015

SAINT-MAX (54) - Eglise Saint-Médard

Saint-Max possède une petite église remontant au XIIe siècle, située rue du maquis de Ranzey.

Les sources historiques concernant l'histoire de cette église sont ténues.

Saint-Max et son église sont mentionnés pour la première fois en 1263 comme faisant
partie des biens de Milon de Vandières, alors seigneur d'Essey-les-Nancy.

SAINT-MAX (54) - Eglise Saint-Médard

Il est fort probable que l'édifice actuel remplace un sanctuaire plus ancien, qui lui même
a réutilisé l'espace d'un ancien temple gallo-romain dédié à Mars dont on a retrouvé
des tuiles à rebord, des fibules et des sépultures.

L'ancienne chapelle ou ermitage médiéval, devenu un petit prieuré appartenant à l'abbaye de Solesmes,
fut placé sous le patronage de Saint Médard, évêque de Noyon, (458-545) dont le nom a été déformé
selon le dialecte lorrain en Saint Mard, Saint Mach, Saint Maix, Saint Mâ, Saint Max.

SAINT-MAX (54) - Eglise Saint-Médard

Une toute petite communauté vivait autour de cet édifice qui fut longtemps annexe de
la paroisse Saint-Martin de Malzéville, puis succursale de Dommartemont.

SAINT-MAX (54) - Eglise Saint-Médard

L'église actuelle se compose donc d'un clocher roman de la fin du XIIe siècle avec ses baies
géminées en plein cintre, d'une nef du XVe siècle, d'une chapelle néo-gothique bâtie
au XVIIIe siècle et d'un chœur reconstruit en 1856.

SAINT-MAX (54) - Eglise Saint-Médard
L'une des baies géminées en plein cintre avec sa colonne centrale en forme de tau

SAINT-MAX (54) - Eglise Saint-Médard
Portail latéral gothique (XVe siècle) avec son tympan trilobé et une statue moderne
de Saint-Médard reposant sur une console.

SAINT-MAX (54) - Eglise Saint-Médard
A droite du portail latéral, une Vierge à l'Enfant du XVe siècle
malheureusement masquée par un plexiglas. 
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